Texte libre

Aujourd'hui 1er janvier 2006, je me suis levée avec un besoin irrésistible de tracer quelques réflexions personnelles sur un bout de papier!

Et puis, sans savoir pourquoi, j'ai changé d'avis!

Pas envie de changer de cap, d'objectif mais juste envie de changer de support pour ouvrir des frontières encore souvent imperméables!

Alors, bienvenue à vous!

Rejoindre le réseau de contacts de Genco Christine sur Viaduc 

 

Recherche

Mercredi 6 septembre 2006

Ce soir, en consultant mon agenda, je constate qu'après demain je me suis inscrite à un atelier de réflexion qui sera un débat autour d'une question : pourquoi l'entreprise ne fait elle plus rêver? (atelier 6 du forum des entrepreneurs à Marseille en date du 8/09/06)

Vaste mais beau programme!

Bien sûr, certains auront vite fait de faire des raccourcis et de nous montrer comment les  rêves individuels peuvent être brisés sous le poids de la performance économique, productivité diraient ils! et peut être même que sur la base de cette analyse, ils proposeront des solutions pour redonner confiance en l'entreprise!

Et là, soyons sérieux je ne suis d'accord! Est ce le souci de performance économique qu'il faut remettre en cause ? Bien sûr que non!

Pour ma part, je suis intimement convaincue  que c'est le lien entre pressions vécues par un salarié et rétributions perçues qui est à analyser!

Mais de suite le sujet est encore plus vaste et complexe! car pas de pression du tout pour atteindre un rêve entrainera un rêve qui se brisera! Trop d'exigences contraignantes sans retour sur investissement entraînera un rêve qui ne se développera pas!

Mais bien évidemment ces notions de pression et de rêve sont relatives pour chacun d'entre nous, chacun ayant un seuil de tolérance et des motivations qui lui sont propres.

Bien sûr je serai attentive au débat et ne manquerais pas de vous en faire un retour!

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 17 juin 2006

Je sais que beaucoup de mes lecteurs et abonné(e)s à ma newsletter se sont posés au cours de leur parcours professionnel ou privé des questions importantes soulevées par des envies de faire bouger ou évoluer leur vie!

A titre de confidence, il en a été de même pour moi ces six derniers mois et comme certains d'entre vous, j'ai envisagé de courir un risque: celui de quitter l'entreprise dans laquelle je travaille depuis près de 20 ans!

Pourquoi me direz vous? La réponse est simple : la croissance personnelle, le développement exigent de prendre des risques. Maintenir la sécurité, en s'accrochant au statu quo, à des acquis finit par devenir une prison. J'ai besoin de lâcher ce que je pense dominer jusqu'à présent (peut être à tort) et aller vers un inconnu à reconstruire.

Bien sûr, ce projet à risque peut entraîner des pertes: des relations d'équipe bien établies et que je laisse à regret, des pertes financières, ...mais ces pertes ne seront pas catastrophiques! sur le plan émotionnel pas question de couper les ponts! sur le plan financier, on réduira à court terme le superflu....j'aurai d'autres luxes et moins cher. Mettre mon emploi en jeu aujourd'hui est moins stressant qu'il ne l'était y'a encore 5 ans!

Et puis, je peux encore demain modifier des risques qui étaient peut être trop risqués en acceptant que le prix du risque soit de repartir vers une autre réussite.

Mais envisager un risque ne saurait se faire sans prise de décision effective: la mienne est bien réelle depuis vendredi, moment où l'annonce officielle a été faite.

 

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 13 avril 2006

Ai je fait un rêve pénible ou suis je dans la réalité? Je ne sais plus tellement la situation me semble grottesque! Mais trêve de réflexion je vous livre mon cauchemar!

En deux temps, trois mouvements je me suis retrouvée projetée dans une entreprise, qui de lieu d'accueil était devenue lieu de passage et recrutait des mercenaires. Mais la direction voulait toujours, par un management "dit" participatif, intégrer les salariés dans son "projet", les motiver à la réalisation de ses "propres" objectifs sans prendre en compte les nouvelles contraintes de l'environnement.

Les décisions stratégiques étaient prises dans un lieu de plus en plus éloigné des lieux de production par une hiérarchie financière tandis qu'était laissé à la direction des ressources humaines le soin de gérer le "zapping managérial": zapping virevoltant de "l'Excellence" aux "groupes de réflexions" qui précédaient "les groupes de progrès transversaux", chassés par le "nouveau projet d'entreprise", vite suivi du développement indispensable d'une "culture d'entreprise", relayée par un code "éthique" inspirant les décisions avant que le "benchmarking" ne chasse "le reingineering", juste pour précéder l'"architecture de la formation" et le "management en réseau"...

Mais la volonté de vacciner à l'adaptabilité ne concourait qu'à renforcer l'immobilisme. D'excellents outils de management ne devenaient que des gadgets passagers. Et le bon sens commandait alors d'attendre le prochain changement avant de finir de mettre en place celui qui était en cours.... et le niveau de confiance dans la direction diminuait, diminuait...

Face aux changements de structures, les salariés s'étaient pourtant habitués  à l'aller retour entre la hiérarchie pyramidale trop éloignée des problèmes du terrain pour prendre une décision pertinente, trop lente pour communiquer, et la structure en râteau, origine d'une communication directe et rapide mais paralysant le responsable, incapable de traîner un râteau aux dents si multiples.

Les salariés, qui croyaient encore être dirigés, étaient désarconnés par le double langage de la direction. Ils écoutaient le message optimiste de leur directeur aux actionnaires en contradiction avec celui tenu au moment des négociations de salaire. Ce dernier affirmait la nécessité de réduire les coûts pour lutter contre la concurrence sauvage et faire face à la guerre économique. Il imposait la dictature du budget et la gestion des effectifs dans l'immédiat au détriment d'une réelle gestion des ressources humaines qui ne tarda pas assez vite à faire défaut.

Les salariés étaient même étonnés de la volonté de transparence affichée par la direction générale depuis que les résultats flirtaient avec le déficit. ils étaient surpris de l'investissement formation réalisé pour leur apprendre l'essentiel de la gestion d'une entreprise afin qu'ils puissent comprendre les difficultés réelles de celle ci ou que les bons résultats étaient dus aux filiales étrangères. ils regrettaient que cette formation n'ait pas débuté au temps des années glorieuses quand la société en expansion faisait des bénéfices.

Bref! Démotivés mais prudents, mécontents mais silencieux, ambitieux même à 40/45 ans en moyenne, ils savaient que leur carrière devaient privilégier le résultat immédiat au détriment du moyen terme qu'ils ne connaitraient jamais, ayant déserté l'entreprise pour une autre leur offrant un meilleur tremplin , une escarcelle mieux garnie ou tout simplement une écologie au travail.

Alors dites moi? Cauchemar ou réalité??

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 9 avril 2006

J’ai longtemps retardé sur ce blog le moment d’aborder la structuration de l’entreprise quand on est chef d’entreprise ou chef d’établissement.

Mais pour moi ,ça y est le moment est arrivé, et ce n’est pas l’effet du hasard !

Je pense en fait, que ce problème est généralement abordé trop tôt ou trop vite par les responsables, beaucoup pensant qu’en formalisant très tôt par une organisation les frontières des unités et des liens qui les unissent, en délimitant les zones de pouvoirs sur le papier, ils vont mieux contrôler le fonctionnement de l’entreprise, éviter les dérapages et favoriser l’efficacité. Chose curieuse, c’est souvent l’inverse qui se produit. 

A t on pris assez en compte le facteur taille de sa structure, le facteur environnement, le facteur culture de ses acteurs et enfin le facteur stratégie de l’entreprise. A t on suffisamment communiqué au préalable sur ses facteurs ? Car si la formation de l’organisation précède la communication entre les hommes concernés, le risque est grand que chacun interprète à sa manière l’organisation, hiérarchise à sa manière les facteurs à prendre à compte, marque son territoire par rapport à celui de ses pairs et, pour cela, concentre au maximum les pouvoirs sur lui même pour se sentir armé. !

Oui, je suis intimement convaincue que les changements de structure sont l’aboutissement d’une démarche de pilotage de projet de changement et pas leur point de départ ! les structures ne peuvent être mises en place avant que les hommes n’y soient prêts !

Si je reviendrai bien évidemment sur le sujet, si ce thème vous intéresse, je voudrai juste rajouter comme un préambule à d’autres articles que ce n’est pas tant la nouvelle organisation et sa structuration qui comptent que la façon dont elle est d’abord managée ! Curieuse de vous lire, si vous avez des expériences en la matière, n'hésitez pas à me faire part de vos réactions ou expériences!

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 21 février 2006

Ma réflexion écrite de ce soir a été réveillée par un consultant spécialisé dans le knowledge management avec qui j'ai échangé aujourd'hui. En plein milieu de notre discussion et sans l'air de rien, il s'est mis à évoquer le désordre nécessaire au sein d'une entreprise! et là d'un tout j'ai eu le sentiment que nous étions sur les mêmes longueurs d'ondes!

Oui, généralement le management d'une situation, d'une entreprise peut être spontanéement vécu, par ceux qui en ont la responsabiltié, voire ceux qui y participent comme une lutte permanente contre le désordre. Ce principe d'ordre va consister, pour celui qui a en charge la responsabilité, à prévoir autant que possible l'évolution de la situation, à planifier en tenant compte des prévisions, à émettre des directives en conséquence et à en contrôler la bonne application.

Mais cette vision intégralement déterministe peut être controversée dans la mesure où il apparait désormais que de plus en plus de phénomènes de l'entreprise ne peuvent être analysés qu'en terme de probabilités et qu'ils incluent donc un élément irréductible d'incertitude et d'indéterminisme.

Alors, vouloir tout voir de façon centralisée, prétendre tout prévoir et tout planifier et assimiler l'essentiel des relations à l'intérieur d'une structure à la conception de codes de procédures, à la transmission de directives et au contrôle de leur mise en oeuvre se heurte de mon point de vue à une série d'objections:

- le manager ou dirigeant ne peut tout voir: ce n'est pas à lui que s'est adressé forcément le client !

-le manager ou dirigeant ne peut pas non plus tout prévoir: l'entreprise doit tenir compte de plus en plus de l'évolution et des réactions imprévisibles de son environnement

-le management par directives au quotidien apparait comme une impossibilité au fur et à mesure que se multiplient les situations concrètes et imprévisibles auxquelles il s'agit de faire face.

Dans les conditions actuelles, un ordre qui serait fondé sur de tels principes serait donc assurément mortel pour l'entreprise. Il équivaut, à la périphérie de l'entreprise, là où se fait le contact avec un environnement clients et marchés devenus multiformes, et dont l'évolution est en partie imprévisible, à une rigidité absolue.

Il s'agit donc désormais, pour une direction, de coordonner les initiatives, correspondant à autant de réactions d'adaptation de ses acteurs.

Les situations concrètes et imprévisibles que rencontrent des commerciaux au contact de leur environnement les conduiront à des offres ou des tarifs ne figurant pas au catalogue, le matériel le mieux conçu impliquera pour fonctionner correctement, force bouts de ficelle.

Ce désordre "apparent" représente donc un réservoir de créativité pour autant que le manager garde un rôle de fédérateur d'énergies et un rôle de régulation pour ne pas laisser les acteurs livrés à eux mêmes!

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
Mardi 7 février 2006

J'ai toujours été convaincue que la ressource humaine au sein d'une entreprise n'était pas une ressource comme les autres: c'est une ressource active!

J'ai cru que le pilotage d'une entreprise n'était donc pas qu'un pilotage technico économique mais aussi l'animation d'une communauté humaine

J'ai toujours pensé que le travail n'était pas seulement la punition du péché originel : qu'il pouvait donc être aussi une activité créatrice, où l'homme se construit, se développe et connait même la joie profonde de vaincre des difficultés en se surpassant

J'ai cru que cette idée même commençait à faire son chemin! Que l'homme , sujet et non objet du jeu économique, entrepreneur interne, retrouverait dans la démarche stratégique de l'entreprise la place qu'il n'aurait jamais du quitter: la première!

Et, je constate aujourd'hui encore dans les entreprises :

- une fausse paix sociale: des salariés contestataires affichés peu nombreux qui ont cédé la place aux décus, sceptiques, passifs ou planqués

- une fausse politique Rh: des chefs d'entreprises, irrités par les vendeurs de recettes-miracle de motivation des hommes, qui continuent à réduire leur champ d'action à la technique et à l'économique, gérant des budgets alibi destinés à maintenir la paix sociale;

Alors, quand verrai je enfin, des démarches stratégiques réalistes qui exclueront à la fois une vision pessimiste de la nature humaine et une crédulité naive et bêtifiante?

Si nous savons FAIRE grâce à la raison, si la croissance nous permet d'AVOIR, pouvons nous encore tous nous contenter de PARAITRE ?

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 30 janvier 2006

Une récente discussion avec deux personnes de mon entourage autour de la mobilité m’amène aujourd’hui à rédiger ces quelques lignes et rappeler des faits : 

Il y a déjà une trentaine d’ années, la durée de vie moyenne d’un cadre en entreprise était de 12 ans. En 1985 elle s’est réduit à 9 ans et s’établit aujourd’hui entre 5 et 6 ans.

La signification de ces données est simple : sur une carrière de 40 ans, un cadre changera 8 fois d’entreprise et sans doute plus souvent encore de fonction et de métier.

Nous le savons tous la stabilité d’emploi ne semble plus être possible et ne doit plus être considérée comme un critère de réussite, ni pour l’entreprise, ni pour le cadre.

Mais, cet état de fait crée le plus souvent encore de profonds traumatismes qui affectent plus directement le salarié mais n’ épargnent pas  pour autant l’entreprise.

La mobilité semble être une nécessité, mais elle ne doit pas être sauvage : elle doit être gérée.

 

Cette nécessité d’efficacité doit s’apprécier par rapport à l’entreprise et par rapport au cadre :

Pour l’entreprise : il est impensable de mobiliser pendant près de quarante ans une même personne sur un seul projet : changeons donc de projet ! mais alors c’est le corps social qui renâcle : il n’aime pas qu’on lui change son confort ; or la mobilité perturbe les statu quo, les rentes de situation. Il y a donc ici, opposition entre les objectifs d’évolution de la structure et les aspirations à la sécurité du corps social. Mais cette opposition d’intérêts est plus apparente que réelle

Pour le cadre : nous avons bien noté un besoin majoritaire de sécurité qui, pour beaucoup, s’assimile à la stabilité. Pourtant  le cadre connaît les dangers de cette attitude conservatrice : il veut garder le nez à la fenêtre, gérer sa carrière en évoluant, se formant, au besoin en changeant de fonction et de structure.

 

Si les cadres et les entreprises ont donc des intérêts convergents à la mobilité, cette mobilité est constituée de ruptures qui sont douloureuses et qu’il faut gérer avec soin.

La mobilité peut en effet déclencher des chocs émotionnels qui se traduisent par :

-Des sentiments d’isolement, de marginalisation

-Un changement du rythme de vie

-Une perte de confiance en soi

-Des doutes sur ses compétences

-Une peur de l’inconnu

D’une manière plus ou moins accentuée, dans un ordre qui peut varier, de négation des changements et des évènements et de leurs causes, d’abandon, d’isolement, de colère, de recherche de procédure, de dépression, la mobilité peut déboucher sur une réaction de refus avec ses conséquences de fuite et d’attentisme.

 

Ces risques ne peuvent être pris à la légère ni délégués : les changements doivent être faits certes mais anticipés, préparés, argumentés, négociés et assumés.

Ce n’est qu’au prix de ces conditions que l’acceptation apparaîtra.

par christine genco publié dans : changements et evolutions
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog de sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus