Texte libre

Aujourd'hui 1er janvier 2006, je me suis levée avec un besoin irrésistible de tracer quelques réflexions personnelles sur un bout de papier!

Et puis, sans savoir pourquoi, j'ai changé d'avis!

Pas envie de changer de cap, d'objectif mais juste envie de changer de support pour ouvrir des frontières encore souvent imperméables!

Alors, bienvenue à vous!

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Mercredi 26 juillet 2006

Depuis un certain temps (disons une quinzaine de jours), je constate autour de moi que les gens ont de drôle d'idées au sujet du changement.

Pour eux, changement et souffrance sont intimement liés : comment vas tu christine?, comment te sens tu? ah bon tu prends du temps, ca ne te ressemble pas?  Mais il s'est forcément passé quelque chose! t'as eu un choc affectif ? un deuil? une maladie ? des frustrations graves? Mais qu'est ce que tu caches?

Quelles réflexions bizarres!

Et ces rapprochements ne tiennent pas debout! il n'y a aucun lien intrinsèque entre changer et souffrir! Au travers de mes expériences si j'y regarde de plus près, le changement est la seule constante que je puisse identifier même si en surface les autres peuvent lire dans ma vie d'autres ancrages.

 

par christine genco publié dans : management
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Mercredi 14 juin 2006

Avez vous remarqué combien la fidélité des salariés est une idée en perte de vitesse? Combien avec le temps, il existe un risque de détachement du salarié qui actuellement ne se sent plus lié ?

Oui, l'entreprise a plus en plus de mal à répondre aux aspirations de ses collaborateurs ! Notre vieux mais bon indicateur de turn over est suivi mais n'a plus de sens que pour l'auditeur qualité! Les climats de travail sont tendus, rempli de rumeurs mais on colmate, on nie! lL'avenir immédiat n'est pas visible mais on passe toute une journée en réunion à commenter les résultats de l'année terminée il y a 6 mois!

Avez vous une idée de ce que risque d'être votre taux de turn over dans les prochains mois? Le coût de cette rotation de personnel élevé qui comprend le recrutement, la formation, le travail en double, le tutorat, la baisse provisoire de productivité, le temps de vos managers, de vos équipiers?

Tout cela vaut bien de maintenir l'attention sur la durée à au moins 4 facteurs clés:

- la rémunération offerte à vos collaborateurs qui reste un facteur déterminant  et qui se doit d'être juste en fonction de sa performance sans qu'il n'ait besoin de vous rappeler qu'il la mérite

- comprendre pour chaque collaborateur ses motivations, les leviers de son implication, son éthique et oser échanger avec lui sur le sujet sans penser être sûr de les avoir décoder

-s'intéresser à lui, apprendre à le connaître et à le redécouvrir : il vieillit comme vous et comme vous il change, il apprend de son expérience, se réajuste! vous n'êtes plus à 45 ans ce que vous étiez à 30 ans, lui non plus! il est peut être temps d'actualiser votre vision!

-lui parler de son avenir, envisager des formations, des ouvertures possibles, partager avec lui des projets et tout cela en étant lucide et non aveugle. Par les temps qui courent, il a peut être compris que le principal acteur de son devenir professionnel surtout externe, c'est lui!

Gageons qu'après ces quelques mots, un silence lourd ne tiendra pas lieu d'ambiance!

 

 

par christine genco publié dans : management
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Mercredi 7 juin 2006

Quel coup de vieux j'ai pris cette semaine! A 43 ans je me croyais encore jeune et voilà que j'ai été confrontée, pas dans les livres, mais face à mon fils de 18 ans à une réalité de plein fouet : SES piliers de la sagesse;

Ils sont simples et se résume en 5 axes clés:

Sa relation au temps: vive l'instantané, l'immédiat, l'éphèmère

Sa philosophie de vie: vivre intensément une suite d'instants aléatoires

Sa relation aux autres, au monde : le feeling

Son exigence: la liberté

Son intérêt: découvrir, consommer, passer du nouveau au nouveau

Alors d'après vous que peux t il penser quand je lui parle de projets dans une continuité planifiée? que peux t il penser quand je lui parle du raisonnable ? Que peux t il penser quand je lui parle contraintes ?

Il pense tout simplement "zapping"

par christine genco publié dans : management
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Jeudi 11 mai 2006

A l'heure où l'on parle de plus en plus de coopération nécessaire au sein de nos organisations, de travail d'équipe, nécessité existe de clarifier quelques notions!

On appelle équipe deux personnes au moins qui ont un objectif commun et doivent travailler ensemble de manière dépendante pour les atteindre et, ... pour mener efficacement une équipe, un manager doit développer sa capacité à observer et influencer les process.

En effet, l'un des rôles clé du manager est de faire progresser l'équipe d'une étape à l'autre du process de développement d'équipe. Mais encore faut il  connaître ce process, le reperer dans le réel et ensuite quand les besoins de l'équipe changent, s'y adapter pour maintenir le niveau de performance.

Alors, quels sont les indicateurs de développement d'une équipe ?

On les identifie autour de 4 étapes clés:

- dans l'étape 1 celle de la constitution: individualisme, prudence, communication sous contrôle, dépendance, recherche de limites..

-dans l'étape 2 celle du rodage: questionnement, exploration, organisation, conflits, luttes de pouvoir, test des limites

-dans l'étape 3, celle de la performance: productivité, responsabilté partagée, détermination, communication ouverte, inter dépendance, soutien mutuel, dépassement des limites

-dans l'étape 4, celle de la stabilisation : satisfaction, détente, épuisement ou léthargie, protection, attitude défensive, maintien d'un statu quo, frustration ou colère, ignorance des limites

Dans ce scénario, c'est donc bien à l'issue de cette phase 3  que les choses sont encore les plus dures car il n'existe plus alors pour le manager que l'objectif de la performance accrue par recentrage, nouveaux objectifs, nouvelles procédures, nouvelles normes, reconstitution, nouvelles personnes, nouvelles structures. Et tout peut s'appeller réorganisation!

par christine genco publié dans : management
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Jeudi 20 avril 2006

Nous serons sûrement tous d'accord pour affirmer que la confiance est une condition préalable à un ordre social stable et détermine en partie la qualité de nos relations interpersonnelles avec notre environnement .Pourtant de nombreux observateurs de notre société contemporaine affirment que nous sommes au coeur d'une crise de confiance tout azimut.

En ce qui vous concerne où en êtes vous donc de votre capital confiance?, Savez vous l'entretenir avec votre environnement ?

Pour ne pas le gaspiller sans raison, voici quelques principes simples qui peuvent se résumer en 5 mots clés:

Crédibilité: je suis fidèle à moi même; je ne fais pas preuve de suspicion excessive; ce que je dis que je vais faire est crédible

Congruence: mes actes et intentions sont consistants; je reste le même quoi qu'il arrive; je ne me contredis pas dans mes paroles et mes actes

Compétence : je sais agir dans le cadre de mes pouvoirs et rôles; je sais ce que j'ai besoin d'apprendre; si nécessaire, je sais demander de l'aide

Intérêt : je considère les sentiments des autres dans ma décision, je sais me mettre à la place des autres quand il faut; je suis juste lorsque je dois prendre des décisions humaines difficiles

Engagement: je peux me donner du mal pour aider mon environnement à réussir; je fais ce que je me suis engagé à faire

Peut être certains d'entre vous seraient tenter de souligner que j'ai oublié le mot transparence! Eh bien pas du tout! Peut être devrions nous moins nous soucier de la transparence et plus nous recentrer sur l'élimination de la tromperie!

par christine genco publié dans : management
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Lundi 3 avril 2006

Par les temps qui courent, je constate de plus en plus que la perception de l'avenir joue un rôle important dans la capacité de tous à se projeter. Il semble important de pouvoir imaginer un contexte avant de se voir dans ce contexte. Si la représentation de l'avenir est floue et confuse, elle brouille le mécanisme de la projection ou le rend essentiellement négatif et désespéré. Mais dès lors que le contexte permet la projection plus rien ne s'oppose à s'imaginer dans le futur c'est à dire à imaginer le futur et soi dans ce futur.

Derrière le mot "futur", il y a donc nécessité de dessiner un cadre concret. Et bien sûr la tendance la plus naturelle pour dessiner ce cadre est d'utiliser les informations du présent, et de les transposer dans l'avenir. Si le futur se construit à partir de réferences actuelles, alors plus le cadre sera perçu clairement das le présent, plus il est facile de le redessiner dans le futur!

Cela explique sans doute que le problème de la projection soit particulièrement exacerbé dans le cas des jeunes à l'heure actuelle à la recherche de leur premier emploi. La représentation du présent n'étant pas bien maîtrisée ou l'étant à partir d'images particulièrement négatives, le contexte futur devien simpliste, irréaliste et irréel, soit en négatif soit en positif. En parallèle ces jeunes produisent une image d'eux mêmes extrêmement floue, voire une abscence d'image.

Ainsi, il est clair que les informations données par l'environnement en amont d'une projection vont jouer un rôle important sur l'attitude psychologique face à l'avenir.

Mais bien sûr cela n'est pas encore suffisant car sans un sentiment d'identité clair, pas de projection possible non plus! Et là pour nos jeunes c'est encore plus dur! Comment à 18 ans être au clair sur son identité quand on sait que l'identité est ce qui fait qu'il y a continuité entre l'image que j'ai de moi dans le passé, celle que j'ai aujourd'hui et celle que je projette.

Bien sûr j'ai changé, je vais changer mais moi je sais qu'il reste quelque chose de pareil et que ce quelque chose me définit! Plus difficile pour nos jeunes de cerner leur stabilité car ils ont du mal encore à savoir qui ils sont, ce qu'ils veulent et ce qui compte vraiment pour eux quoique quelquefois certains nous étonnent!

 

par christine genco publié dans : management
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Samedi 18 mars 2006

Ma réflexion du jour est inspirée par une longue conversation hier soir autour d'un bon repas et l'inévitable actualité sociale!

Si, comme la majorité des français, vous consacrez une grande partie de votre temps à contempler le passé ou à prédire l'avenir, le moment présent, ce que l'on appelle "maintenant" vous échappe!

Le souci de nous rappeler nos acquis et la peur de ce que nous pourrions perdre demain nous freine, nourrit notre attentisme. Ayant un pied dans le passé et l'autre dans l'avenir, nous n'occupons pas une position favorisant la prise de décisions saines devant les données immédiates. Prises entre ces deux pôles, nos décisions ne peuvent être fondées que sur la crainte. Et, craindre la pose d'une seule pierre d'un édifice peut désarticuler tout un ouvrage.

 

par christine genco publié dans : management
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Lundi 13 mars 2006

Le 360 ° feed back est un outil d'observation et d'évaluation des pratiques managériales individuelles qui permet à un manager de comparer sa propre évaluation à la perception de son entourage.

 

Quand il s'intègre dans la stratégie générale de la structure et dans sa politique de ressources humaines, le 360° est alors un puissant outil d'évolution des cadres en leur faisant mesurer le fossé qui sépare souvent l'intention de l'effet provoqué sur les autres.

 

Mieux écouter, prendre le pouls de ses collaborateurs, mesurer l'impact de ses réactions sur ses collaborateurs et collègues sont des règles de bon sens que ne peut oublier aucun cadre.

 

Enfin en introduisant un élément de mesure des compétences, le 360° est un formidable incitateur de changement. Bien sûr, il ne se substitue pas aux entretiens annuels qui doivent être un moment privilégié de feed back: le bilan 360° est un outil qui a sa place, parmi d'autres, pour aider les managers à progresser et à se professionnaliser
par christine genco publié dans : management
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Samedi 4 mars 2006

Depuis L’ANI de 2003 et son avenant en 2004, tout salarié ayant au moins 2 ans d’ancienneté dans une même entreprise, bénéficie, au moins une fois tous les 2 ans d’un entretien professionnel réalisé dans l’entreprise dans les conditions définies dans son accord de branche ou d’entreprise, où à défaut par l’employeur. Cet entretien a pour finalité de permettre à un salarié d’élaborer son projet professionnel à partir de ses souhaits d’évolution dans l’entreprise, de ses aptitudes et en fonction de la situation de l’entreprise. Il est aussi l’occasion d’identifier les dispositifs de formation qui pourraient répondre à la mise en œuvre de ce projet.

Si cet entretien ne fait pas partie du code du travail, beaucoup se pose pourtant la question de savoir s’il peut être associé à l’entretien individuel annuel que pratiquent beaucoup d’entreprises !

La réponse est évidente sur un plan théorique : bien sûr que oui !Les deux outils peuvent être associés utilement !

Mais faut il encore avoir à l’esprit que le nouvel entretien réalisé désormais ne se centrera plus seulement  sur des objectifs opérationnels à court terme et ne devra pas se contenter d’ un simple enregistrement des besoins de formation. Il nécessite alors pour l’encadrement d’étudier des moyens, et notamment des dispositifs de formation, les plus adaptés aux perspectives professionnelles du salarié en corrélation avec les objectifs de développement de l’entreprise.

 Et là peut être que les choses se corsent ! L’encadrement est il prêt aujourd’hui à donner l’opportunité au salarié de construire sa vie professionnelle avec son soutien ?, est il prêt à prévoir et organiser en connaissance de cause l’évolution professionnelle des collaborateurs en fonction des aspirations, des impératifs environnementaux ? L’encadrement est il capable enfin de maîtriser l’évolution des postes, des missions, de l’organisation du travail ? Je suis curieuse de vos commentaires et avis !

par christine genco publié dans : management
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Mercredi 8 février 2006

Et si nous faisions aujourd'hui un petit retour aux sources pour clarifier dans le management comme dans l'éducation ce que l'on entend par autorité? Lors d'un entretien aujourd'hui,  j'ai encore constaté que les représentations de cette notion et des attitudes qui y sont rattachées ne sont pas claires et génèrent des rejets systématiques de comportements structurants.

On ne me fera pas croire que toute autorité est arbitraire, puisque précisément, l'arbitraire est un abus d'autorité, ou plus exactement un abus de pouvoir.

Il n'y a d'autorité que reconnue,acceptée et limitée

Si l'arbitraire est ce que tout subordonné supporte le plus impatiemment (lorsqu'il en a conscience entière), c'est qu'il y voit la substitution d'une volonté personnelle à la volonté du bien commun. L'arbitraire va de pair avec le pouvoir illégitime et avec l'utilisation de moyens de contrainte.

Ainsi, je ne dois pas craindre de dire que j'exerce ,dans certaines situations,  une autorité si j'ai éliminé des confusions conceptuelles et des a priori idéologiques.

L'unité dynamique d'une équipe, d'une famille, c'est à la fois sa structuration et sa cohésion.

par christine genco publié dans : management
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