REFLEXIONS ET PRATIQUES EN MANAGEMENT DES RESSOURCES HUMAINES
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Aujourd'hui 1er janvier 2006, je me suis levée avec un besoin irrésistible de tracer quelques réflexions personnelles sur un bout de papier!
Et puis, sans savoir pourquoi, j'ai changé d'avis!
Pas envie de changer de cap, d'objectif mais juste envie de changer de support pour ouvrir des frontières encore souvent imperméables!
Alors, bienvenue à vous!
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Ma réflexion écrite de ce soir a été réveillée par un consultant spécialisé dans le knowledge management avec qui j'ai échangé aujourd'hui. En plein milieu de notre discussion et sans l'air de rien, il s'est mis à évoquer le désordre nécessaire au sein d'une entreprise! et là d'un tout j'ai eu le sentiment que nous étions sur les mêmes longueurs d'ondes!
Oui, généralement le management d'une situation, d'une entreprise peut être spontanéement vécu, par ceux qui en ont la responsabiltié, voire ceux qui y participent comme une lutte permanente contre le désordre. Ce principe d'ordre va consister, pour celui qui a en charge la responsabilité, à prévoir autant que possible l'évolution de la situation, à planifier en tenant compte des prévisions, à émettre des directives en conséquence et à en contrôler la bonne application.
Mais cette vision intégralement déterministe peut être controversée dans la mesure où il apparait désormais que de plus en plus de phénomènes de l'entreprise ne peuvent être analysés qu'en terme de probabilités et qu'ils incluent donc un élément irréductible d'incertitude et d'indéterminisme.
Alors, vouloir tout voir de façon centralisée, prétendre tout prévoir et tout planifier et assimiler l'essentiel des relations à l'intérieur d'une structure à la conception de codes de procédures, à la transmission de directives et au contrôle de leur mise en oeuvre se heurte de mon point de vue à une série d'objections:
- le manager ou dirigeant ne peut tout voir: ce n'est pas à lui que s'est adressé forcément le client !
-le manager ou dirigeant ne peut pas non plus tout prévoir: l'entreprise doit tenir compte de plus en plus de l'évolution et des réactions imprévisibles de son environnement
-le management par directives au quotidien apparait comme une impossibilité au fur et à mesure que se multiplient les situations concrètes et imprévisibles auxquelles il s'agit de faire face.
Dans les conditions actuelles, un ordre qui serait fondé sur de tels principes serait donc assurément mortel pour l'entreprise. Il équivaut, à la périphérie de l'entreprise, là où se fait le contact avec un environnement clients et marchés devenus multiformes, et dont l'évolution est en partie imprévisible, à une rigidité absolue.
Il s'agit donc désormais, pour une direction, de coordonner les initiatives, correspondant à autant de réactions d'adaptation de ses acteurs.
Les situations concrètes et imprévisibles que rencontrent des commerciaux au contact de leur environnement les conduiront à des offres ou des tarifs ne figurant pas au catalogue, le matériel le mieux conçu impliquera pour fonctionner correctement, force bouts de ficelle.
Ce désordre "apparent" représente donc un réservoir de créativité pour autant que le manager garde un rôle de fédérateur d'énergies et un rôle de régulation pour ne pas laisser les acteurs livrés à eux mêmes!
Les innovations en entreprise viennent souvent d'une désobéissance ...
Toute la difficulté du désordre créatif sera de canaliser la créativité dans un miimum de formalisation et de capitalisation, pour que l'entreprise puisse en tirer parti.
Par ailleurs, ces réflexions ne sont-elles pas réservées aux entreprises de taille "humaine" ??
On a un peu l'impression que de plus en plus dans les grandes entreprises les locaux appliquents les stratégies "corporate" et qu'on tient assez peu compte des initiatives locales ...
jean marc,
je crois entendre mon consultant en knowledge management! Mais rien d'étonnant à cela après avoir consulté ton site!
Ceci étant je suis tout à fait en phase avec la nécessité de canaliser un minimum la créativité.
encore faut il bien définir le minimum!
S'est on un jour demandé ce qui se passait les derniers instants d'un concert.
Ce moment où l'on a l'occasion d'assister à un phénomène surprenant: le crépitement des applaudissements qui peu à peu s'organise en un battement ryhmé. dans l'attente du retour sur scène de l'artiste, lequel, en réapparaissant, provoquera à la fois enthousiasme et retour à la confusion.
comment se fait il que l'on soit passé, sans aucune organisation et sans aucune concertation préalable, d'un désordre purement aléatoire de plusieurs centaines de battements de main à cet ordre que chacun va spontanément respecter, et qui consiste à frapper des mains en mesure?
Je découvre, c'est passionant, une piste de réflexion qui me tient à coeur s'est la possible comparaison avec le travail collaboratif type Wikipedia ou Linux ... je suis intimement persuader qu'il y beaucoup à apprendre pour les organisations mais que cela implique de nombreux changements (y compris dans le système éducatif).
Je rencontre professionnellement de plus en plus de grands groupe qui se posent explicitement ou non la question d'un retour à plus de souplesse, à plus de créativité, sans perdre les avantages de la taille. La problématique passage d'une organisation "Grand Groupe administratif" à "réseau de PME" est très fort
Effet de mode? véritable évolution?
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