Mercredi 8 février 2006

Et si nous faisions aujourd'hui un petit retour aux sources pour clarifier dans le management comme dans l'éducation ce que l'on entend par autorité? Lors d'un entretien aujourd'hui,  j'ai encore constaté que les représentations de cette notion et des attitudes qui y sont rattachées ne sont pas claires et génèrent des rejets systématiques de comportements structurants.

On ne me fera pas croire que toute autorité est arbitraire, puisque précisément, l'arbitraire est un abus d'autorité, ou plus exactement un abus de pouvoir.

Il n'y a d'autorité que reconnue,acceptée et limitée

Si l'arbitraire est ce que tout subordonné supporte le plus impatiemment (lorsqu'il en a conscience entière), c'est qu'il y voit la substitution d'une volonté personnelle à la volonté du bien commun. L'arbitraire va de pair avec le pouvoir illégitime et avec l'utilisation de moyens de contrainte.

Ainsi, je ne dois pas craindre de dire que j'exerce ,dans certaines situations,  une autorité si j'ai éliminé des confusions conceptuelles et des a priori idéologiques.

L'unité dynamique d'une équipe, d'une famille, c'est à la fois sa structuration et sa cohésion.

Par christine genco - Publié dans : management
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Mardi 7 février 2006

J'ai toujours été convaincue que la ressource humaine au sein d'une entreprise n'était pas une ressource comme les autres: c'est une ressource active!

J'ai cru que le pilotage d'une entreprise n'était donc pas qu'un pilotage technico économique mais aussi l'animation d'une communauté humaine

J'ai toujours pensé que le travail n'était pas seulement la punition du péché originel : qu'il pouvait donc être aussi une activité créatrice, où l'homme se construit, se développe et connait même la joie profonde de vaincre des difficultés en se surpassant

J'ai cru que cette idée même commençait à faire son chemin! Que l'homme , sujet et non objet du jeu économique, entrepreneur interne, retrouverait dans la démarche stratégique de l'entreprise la place qu'il n'aurait jamais du quitter: la première!

Et, je constate aujourd'hui encore dans les entreprises :

- une fausse paix sociale: des salariés contestataires affichés peu nombreux qui ont cédé la place aux décus, sceptiques, passifs ou planqués

- une fausse politique Rh: des chefs d'entreprises, irrités par les vendeurs de recettes-miracle de motivation des hommes, qui continuent à réduire leur champ d'action à la technique et à l'économique, gérant des budgets alibi destinés à maintenir la paix sociale;

Alors, quand verrai je enfin, des démarches stratégiques réalistes qui exclueront à la fois une vision pessimiste de la nature humaine et une crédulité naive et bêtifiante?

Si nous savons FAIRE grâce à la raison, si la croissance nous permet d'AVOIR, pouvons nous encore tous nous contenter de PARAITRE ?

Par christine genco - Publié dans : changements et evolutions
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Jeudi 2 février 2006

Vous venez d'élaborer votre Cv et devant ce document enfin rédigé, vous vous demandez s'il vous ressemble et s'il atteint les objectifs que vous étiez fixés: faire passer certains messages!

C'est sûr c'est la bonne question, la seule!

Mais pour y répondre, vous avez besoin d'une grille de lecture extérieure: je vous propose la mienne:

I – INDICATEURS DE COMPETENCES ET DE RESULTATS
Le candidat insiste sur :  

¨    Ses missions – résultats produits et actions

Ou                   Ses fonctions et responsabilités hiérarchiques

¨    Ses compétences acquises et maîtrisées

Ou                   Ses diplômes – référence d’école  

¨    Le quantitatif précis et chiffré

Ou                   Le qualitatif général

II – INDICATEURS DE STABILITE ET ORIENTATION DE CARRIERE  

Il apparaît à l’analyse :

¨    Une logique de carrière

Ou                  Des changements d’orientations, des ruptures  

¨    Une évolution de carrière centrée sur une filière spécifique

Ou                  Une grande diversité dans les expériences  

¨    Une logique promotionnelle

Ou                  Une logique de développement du travail (approfondissement ou élargissement

III – INDICATEURS DE MOTIVATION
-         Comment les fonctions occupées sont-elles présentées : repères quantitatifs, repères qualitatifs ? 
 A quelle place se met le candidat : l’appui sur références et diplômes, description et appropriation de ses missions et résultats ?
Quels arguments personnels pour ce nouveau poste : - changement – refus de la routine – chômage – intérêt promotionnel… ?

IV – CURRICULUM VITAE : je reste attentive à la lecture!

   

Il faut que je sache repérer et noter les omissions et exagérations pour les élucider au cours de l’entretien.

Attention à : 

Des trous dans la chronologie

Un développement excessif des "intérêts personnels"

Un curriculum vitae trop voyant

Un curriculum vite bâclé

Au bout du compte, si vous vous mettez dans la peau de vos recruteurs, est ce bien ce que vous vouliez voir apparaitre?

Si oui, ne touchez plus à rien! si non, faîtes vos retouches!

Par christine genco - Publié dans : recrutement
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Lundi 30 janvier 2006

Une récente discussion avec deux personnes de mon entourage autour de la mobilité m’amène aujourd’hui à rédiger ces quelques lignes et rappeler des faits : 

Il y a déjà une trentaine d’ années, la durée de vie moyenne d’un cadre en entreprise était de 12 ans. En 1985 elle s’est réduit à 9 ans et s’établit aujourd’hui entre 5 et 6 ans.

La signification de ces données est simple : sur une carrière de 40 ans, un cadre changera 8 fois d’entreprise et sans doute plus souvent encore de fonction et de métier.

Nous le savons tous la stabilité d’emploi ne semble plus être possible et ne doit plus être considérée comme un critère de réussite, ni pour l’entreprise, ni pour le cadre.

Mais, cet état de fait crée le plus souvent encore de profonds traumatismes qui affectent plus directement le salarié mais n’ épargnent pas  pour autant l’entreprise.

La mobilité semble être une nécessité, mais elle ne doit pas être sauvage : elle doit être gérée.

 

Cette nécessité d’efficacité doit s’apprécier par rapport à l’entreprise et par rapport au cadre :

Pour l’entreprise : il est impensable de mobiliser pendant près de quarante ans une même personne sur un seul projet : changeons donc de projet ! mais alors c’est le corps social qui renâcle : il n’aime pas qu’on lui change son confort ; or la mobilité perturbe les statu quo, les rentes de situation. Il y a donc ici, opposition entre les objectifs d’évolution de la structure et les aspirations à la sécurité du corps social. Mais cette opposition d’intérêts est plus apparente que réelle

Pour le cadre : nous avons bien noté un besoin majoritaire de sécurité qui, pour beaucoup, s’assimile à la stabilité. Pourtant  le cadre connaît les dangers de cette attitude conservatrice : il veut garder le nez à la fenêtre, gérer sa carrière en évoluant, se formant, au besoin en changeant de fonction et de structure.

 

Si les cadres et les entreprises ont donc des intérêts convergents à la mobilité, cette mobilité est constituée de ruptures qui sont douloureuses et qu’il faut gérer avec soin.

La mobilité peut en effet déclencher des chocs émotionnels qui se traduisent par :

-Des sentiments d’isolement, de marginalisation

-Un changement du rythme de vie

-Une perte de confiance en soi

-Des doutes sur ses compétences

-Une peur de l’inconnu

D’une manière plus ou moins accentuée, dans un ordre qui peut varier, de négation des changements et des évènements et de leurs causes, d’abandon, d’isolement, de colère, de recherche de procédure, de dépression, la mobilité peut déboucher sur une réaction de refus avec ses conséquences de fuite et d’attentisme.

 

Ces risques ne peuvent être pris à la légère ni délégués : les changements doivent être faits certes mais anticipés, préparés, argumentés, négociés et assumés.

Ce n’est qu’au prix de ces conditions que l’acceptation apparaîtra.

Par christine genco - Publié dans : changements et evolutions
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Jeudi 26 janvier 2006

Quelle belle journée que celle d'aujourd'hui.

J'ai troqué mon statut de formateur contre celui de formé sur un thème dont il serait inutile de justifier toute l'actualité: la négociation.

Oui! ça fait un bien fou de revenir aux sources, revoir les fondamentaux d'une stratégie qui pourrait paraitre paradoxale dans le monde actuel: la stratégie du laisser venir

En stratégie de laisser venir, il ne faut pas confondre les comportements à avoir avec des comportements de perdant!

Cette approche indirecte suppose au contraire une plus grande réflexion, maturité et peut se résumer en 5 points:

1/ laisser notre interlocuteur avoir l'initiative pendant un certain temps! Ceci suppose de croire fermement que l'on aura ses chances de marquer des points à un moment donné

2/ enchainer par une écoute coopérative des attentes

3/ investiguer , au delà des motivations apparentes, les motivations profondes

4/ proposer ses solutions

5/ rechercher les points d'accord et/ou accepter une solution de rapprochement

Facile me direz vous? En êtes vous bien sûr?

Au delà d'une démarche ici écrite, c'est mettre en oeuvre 3 lots de comportements gagnants et 13 exigences:

lot 1 : écoute, calme, ouverture, attention, disponibilité

lot 2 : détermination, assurance, précision, vivacité

lot 3 : confiance, rapprochement, mesure, coopération

Oui! "l'art de la guerre est l'art de vaincre sans combattre" (Sun Tzu)

 

Par christine genco - Publié dans : management
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Dimanche 22 janvier 2006

 Avoir l'occasion de se positionner et d'envisager de manière prospective de nouvelles dynamiques professionnelles, voici un objectif qui pourrait être partagé dans une entreprise tant par un salarié que par sa direction.

 Ceci nécessite bien sûr de jeter ensemble un regard sur une base  qui décrit les compétences requises dans un emploi donné et ses évolutions  mais aussi de partager une vision commune des compétences exercées. Voilà en quelques mots l’utilité d’un référentiel de compétences.

 Mais élaborer un référentiel repose sur une vraie méthodologie :

Pour être fiable, celui ci se doit d’être élaboré selon des principes de base :

-          repérage  des réalités professionnelles du métier tel qu'il est exercé, dans des situations professionnelles très différenciées, des cadres d'exercice du métier hétérogène

-          élaboration participative de ce référentiel de compétences, avec l'aide d'un groupe de professionnels confirmés, représentatifs  de la diversité des pratiques de métiers , en intégrant l'étendue et la variabilité des situations professionnelles vécues sur le terrain.

-          Expression des compétences en termes de savoir agir professionnels, orientées vers un objectif, un niveau de réalisation ,et bien évidemment dans un contexte  

Pour organiser sa démarche d’élaboration, 4 types d’acteurs  sont souvent nécessaires :

-          Un Groupe de Pilotage  du projet ayant  pour missions de suivre l'avancement du projet, et d'assurer le dialogue avec les lieux de formation autour de la construction du référentiel

-          Un "Groupe-Projet", encore appelé "Groupe-Métier" chargé de l'explicitation des activités et de la validation professionnelle de la mise en forme du référentiel

-           Un Coordinateur, assurant la liaison entre le groupe métier et le groupe de pilotage

-          Un Consultant "Méthodologue" chargé d'accompagner le groupe métier dans le processus d'explicitation des compétences et de mise en forme du référentiel

Gageons qu’avec cet outil, qui ne doit pas être dans sa forme une « usine à gaz », il sera plus aisé demain pour tous de bâtir des programmes, produits, offres de formations en adéquation avec les pratiques du métier et que l'élaboration des  parcours de formation sera plus individualisée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par christine genco - Publié dans : formation prof continue
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Jeudi 19 janvier 2006

Beaucoup de parents comme moi constatent que le sens de l'iniative chez leurs enfants n'est pas aussi développé que ce qu'ils le souhaiteraient!

Comme moi, sur le coup, ils s'en indignent puis constatent que décréter que ça doit changer ne provoque que rarement des effets ( du moins ceux que l'on recherchait !).

Oui! je veux créer le virus de l'initiative au sein de ma famille et j'ai donc pris une grande résolution :

J'ai décidé de déplacer mon énergie et mon temps sur du plus long terme! Je vais volontairement laisser du vide pour appeler les actions de mes 2 rejetons!

Ok me direz vous mais ca ne suffit pas! Bien sûr que non! Alors, voici les 3 grands axes de mon contrat

Mes chérubins,

1- je pose le cadre (objectifs, règles du jeu réalistes..) et dans le cadre vous avez deux droits: celui de l'erreur et celui qui consistera à faire à votre manière même si moi j'aurai fait différemment !

2- je vous donnerai des infos si besoin! j'ai dit des informations on est bien d'accord? Moi je me prends le droit de ne pas faire à votre place!

3. je saluerai toute initiative improvisée! je n'aurai plus la bonne intention de l'amender, de la rendre parfaite! Comme vous mes poussins, vos idées ont besoin de temps, d'encouragement, de chaleur!

Vous voyez autre chose ?

4.ok !ok ! je ferai attention à mon attitude physique : plus de sourcil froncé!

Vous doutez de la mise en oeuvre de ce contrat ? 

J'ai capté pourtant mon bénéfice :  désormais, ce contrat va aussi m'aider à moins m'user!

 

 

Par christine genco - Publié dans : management
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Mardi 17 janvier 2006

Et voilà j'y ai eu encore droit aujourd'hui! Je n'entends plus que ça!

La valeur travail n'existe plus pour les extrêmes! Elle a bien baissé pour les modérés!

Et quand on a dit ça: que faire?

Certes, la crise a sans doute renforcé et cristallisé cette motivation de bien équilibrer vie professionnelle et vie privée, et de réaliser harmonieusement la richesse d'une existence.

Mais, dans ces conditions, du fait même de la relativisation de la valeur travail et de la recherche d'une réalisation complète de soi, le travail doit être encore plus stimulant et intéressant et contribuer ainsi aussi à l'équilibre de la personne.

Moi ce que j'entends c'est que nous voulons tous :

- mieux apprécier notre avenir

- être mieux intégrés dans une entreprise en connaissant sa politique générale

- être reconnu comme des personnes responsables pouvant finaliser notre travail

Alors s'agit il bien d'une exclusion de la valeur travail? Bien au contraire!

Par christine genco - Publié dans : management
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Dimanche 15 janvier 2006

 Habituée à conduire des entretiens de recrutement depuis des années, je suis souvent sollicitée par mon environnement proche pour leur donner quelques conseils destinés à les préparer à ce moment qu’ils redoutent tant !

Alors,  laissant un peu de côté momentanément le fait que mon boulot consiste à faire une adéquation candidat/poste/entreprise la plus objectivée possible, j’ai écouté les craintes d’un ami de mon fils se résumant en 2 grandes questions : Quelle est la bonne manière de faire ? Que dire si le recruteur me demande …(Et je vous passe la liste !) ?

 

1/ D’abord ce qui est sûr c’est qu’en tant que recruteur je déteste le conformisme excessif, celui qui ne me permet pas de faire un choix entre des candidats . Alors n’hésite pas ! Donne toi le droit d’être toi même plutôt que conforme à un modèle que de toute façon tu ne connais pas ! Tu connais les valeurs de l’entreprise, le  profil subjectif du poste à pourvoir ? Bien sûr que non ! Tu n’as donc pas toutes les cartes en main pour réussir ce jeu là !

Je résume :

S’il te plaît, ne sois pas un clone parmi d’autres clones !

 

2/ Je poursuis ! Tu sais ce qui me remplit  le plus de doutes face à un candidat ?  C’est quand je lui pose une question et que celui ci me donne le sentiment qu’il est soumis ou dépendant d’un texte, d’un type de réponses qu’il a lu dans la presse spécialisée. Quelque chose du type :Ne dites jamais que …, dites plutôt .… Alors dis moi tu répondrais quoi toi  à la question sur tes prétentions salariales? Ah bon ! Tu as peur de prendre des risques ? Mais au pire que va t il se passer ? Ne pas avoir le job car tu étais au dessus du salaire prévu ? Et alors tu crois qu’en tant que recruteur je ne vais pas te le dire, essayer de négocier si ta candidature m’intéresse vraiment ? Et puis si le salaire prévu était vraiment en dessous de tes prétentions tu le prendrai ce job ?

Je résume :

Ne dramatise pas tes craintes ! Affiche tes choix que tu as pris le temps de clarifier au préalable !

 

3/ Je continue ! Et toi, qu’est ce que tu veux demander pendant cet entretien ? (Silence) Rien ? Ah bon tu veux rester dans le cadre et dans le cadre seulement ! … Et si ton recruteur cherche à voir si tu sais prendre des initiatives ? (Gros silence de nouveau !)

Je résume :

N’aie pas peur toi non plus d’explorer, de rentrer dans un échange, une vraie communication, de transgresser intelligemment une procédure stéréotypée selon laquelle c’est l’interviewer qui interroge et lui seulement ! Choisis juste le moment opportun pour le faire !

 

En une phrase ! Sois toi même car  tu as préparé le fond de cet entretien  par rapport à ce que tu es, ce que tu sais faire et ce que tu veux!

Par christine genco - Publié dans : recrutement
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Lundi 9 janvier 2006

Nombre d’appels téléphoniques que je reçois au quotidien m’incite à clarifier ce qu’est un bilan de compétences avant d’aller plus loin dans mes articles !

 1/Le bilan de compétences : un droit

* Institué par la loi du 31 décembre 1991, le bilan de compétences est un droit individuel reconnu aux salariés dont le contenu et la mise en œuvre sont strictement réglementés par le code du travail

-         Depuis cette date, le cercle des bénéficiaires potentiels s’est élargi aux fonctionnaires de l’état mais aussi aux demandeurs d’emploi, qu’ils soient cadres ou non mais les conditions d’accès et de mise en œuvre varient d’un public à l’autre

* Un nouveau cadre :L’accord national interprofessionnel du 5 décembre 2003 et la réforme sur la FPC (vote de la loi du 4 mai 2004)  

2/Objectif du bilan de compétences

* Il a pour objet de permettre d'analyser :
- des compétences professionnelles et personnelles ;
- des aptitudes et motivation.

Le but du bilan de compétences est de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation  

3/Les voies d’accès au bilan de compétence pour les salariés

 

Elle se repèrent selon que le BC est:  

* A l’initiative de l’employeur

* A l'initiative du salarié avec l'accord de son employeur

* À l’initiative exclusive du salarié  

4/A l’initiative de l’employeur : le bilan dans le cadre du plan de formation

* Les actions permettant de réaliser un bilan de compétences entrent dans le champ d'application des dispositions relatives à la formation professionnelle continue. A ce titre, les dépenses engagées  pour la réalisation d'un bilan de compétences sont imputables sur son budget formation

* Tous les salariés peuvent être concernés  

5/A l’initiative exclusive du salarié : le bilan de compétences dans le cadre du congé bilan de compétences

 

* Ancienneté requise

Peut demander le bénéfice d'un congé de bilan de compétences, la personne qui justifie d'une ancienneté d'au moins 5 ans, consécutifs ou non, en qualité de salarié, quelle qu'ait été la nature des contrats de travail successifs, dont 12 mois dans l'entreprise qui l’emploie 

 * Aménagement ancienneté CDD

-         24 mois consécutifs ou non en qualité de salarié, quelle qu'ait été la nature des contrats successifs au cours des 5 dernières années ;
- dont 4 mois, consécutifs ou non, sous contrat de travail à durée déterminée, au cours des 12 derniers mois.

* Respect du délai de franchise  

Un salarié ayant bénéficié d'une autorisation d'absence pour effectuer un bilan de compétences ne peut prétendre au bénéfice d'une nouvelle autorisation d'absence dans le même but avant l'expiration d'un délai de franchise de 5 ans.
Toutefois, ce délai de franchise ne s'applique pas si le salarié a changé d'employeur 
 

* A signaler !
- Tout salarié qui réalise en tout ou partie en dehors du temps de travail un bilan de compétences bénéficie d'une priorité de prise en charge par le FONGECIF dans le respect des critères, priorités et échéanciers définis par ledit organisme.
- Après 20 ans d’activité professionnelle et, en tout état de cause, à compter de son 45 ème anniversaire, tout salarié bénéficie, sous réserve d’une ancienneté minimum d’un an de présence dans l’entreprise qui l’emploie, d’un bilan de compétences mis en œuvre en dehors du temps de travail

6/ A l’initiative du salarié avec l’accord de son employeur : Le bilan de compétence dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF)

 

Le droit individuel à la formation permet aux salariés de bénéficier d'actions de formation professionnelle,(dont bilan de compétence) rémunérées ou indemnisées, réalisées dans ou en dehors du temps de travail. Ce droit s’exerce pour :

* Les salariés titulaires d'un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) ou à durée déterminée (CDD)  à certaines conditions

* Sont exclus du droit au DIF :
- les titulaires d'un contrat d'apprentissage ;
- les salariés en contrat de professionnalisation

* Les salariés intérimaires bénéficient du DIF

 * Bénéficiaires du BDC/DIF en CDI

Le salarié en contrat à durée indéterminée doit avoir une ancienneté d'au moins un an dans l'entreprise qui l'emploie pour avoir accès au DIF.

* Bénéficiaires du BDC/DIF en CDD

Ancienneté de 4 mois : le salarié doit avoir une ancienneté minimum de 4 mois, consécutifs ou non, sous contrat de travail à durée déterminée, au cours des 12 derniers mois, pour pouvoir bénéficier de son DIF prorata temporis

* DIF et rupture du contrat de travail

En cas de démission, le salarié peut utiliser son DIF pour réaliser un bilan de compétences sous réserve que la demande de bilan de compétences soit réalisée avant la fin de son préavis

 

Vous vous posez encore des questions sur le bilan de compétences ? Contactez moi !

 

Par christine genco - Publié dans : bilan de competence
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