Texte libre

Aujourd'hui 1er janvier 2006, je me suis levée avec un besoin irrésistible de tracer quelques réflexions personnelles sur un bout de papier!

Et puis, sans savoir pourquoi, j'ai changé d'avis!

Pas envie de changer de cap, d'objectif mais juste envie de changer de support pour ouvrir des frontières encore souvent imperméables!

Alors, bienvenue à vous!

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Jeudi 26 janvier 2006

Quelle belle journée que celle d'aujourd'hui.

J'ai troqué mon statut de formateur contre celui de formé sur un thème dont il serait inutile de justifier toute l'actualité: la négociation.

Oui! ça fait un bien fou de revenir aux sources, revoir les fondamentaux d'une stratégie qui pourrait paraitre paradoxale dans le monde actuel: la stratégie du laisser venir

En stratégie de laisser venir, il ne faut pas confondre les comportements à avoir avec des comportements de perdant!

Cette approche indirecte suppose au contraire une plus grande réflexion, maturité et peut se résumer en 5 points:

1/ laisser notre interlocuteur avoir l'initiative pendant un certain temps! Ceci suppose de croire fermement que l'on aura ses chances de marquer des points à un moment donné

2/ enchainer par une écoute coopérative des attentes

3/ investiguer , au delà des motivations apparentes, les motivations profondes

4/ proposer ses solutions

5/ rechercher les points d'accord et/ou accepter une solution de rapprochement

Facile me direz vous? En êtes vous bien sûr?

Au delà d'une démarche ici écrite, c'est mettre en oeuvre 3 lots de comportements gagnants et 13 exigences:

lot 1 : écoute, calme, ouverture, attention, disponibilité

lot 2 : détermination, assurance, précision, vivacité

lot 3 : confiance, rapprochement, mesure, coopération

Oui! "l'art de la guerre est l'art de vaincre sans combattre" (Sun Tzu)

 

par christine genco publié dans : management
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Jeudi 19 janvier 2006

Beaucoup de parents comme moi constatent que le sens de l'iniative chez leurs enfants n'est pas aussi développé que ce qu'ils le souhaiteraient!

Comme moi, sur le coup, ils s'en indignent puis constatent que décréter que ça doit changer ne provoque que rarement des effets ( du moins ceux que l'on recherchait !).

Oui! je veux créer le virus de l'initiative au sein de ma famille et j'ai donc pris une grande résolution :

J'ai décidé de déplacer mon énergie et mon temps sur du plus long terme! Je vais volontairement laisser du vide pour appeler les actions de mes 2 rejetons!

Ok me direz vous mais ca ne suffit pas! Bien sûr que non! Alors, voici les 3 grands axes de mon contrat

Mes chérubins,

1- je pose le cadre (objectifs, règles du jeu réalistes..) et dans le cadre vous avez deux droits: celui de l'erreur et celui qui consistera à faire à votre manière même si moi j'aurai fait différemment !

2- je vous donnerai des infos si besoin! j'ai dit des informations on est bien d'accord? Moi je me prends le droit de ne pas faire à votre place!

3. je saluerai toute initiative improvisée! je n'aurai plus la bonne intention de l'amender, de la rendre parfaite! Comme vous mes poussins, vos idées ont besoin de temps, d'encouragement, de chaleur!

Vous voyez autre chose ?

4.ok !ok ! je ferai attention à mon attitude physique : plus de sourcil froncé!

Vous doutez de la mise en oeuvre de ce contrat ? 

J'ai capté pourtant mon bénéfice :  désormais, ce contrat va aussi m'aider à moins m'user!

 

 

par christine genco publié dans : management
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Mardi 17 janvier 2006

Et voilà j'y ai eu encore droit aujourd'hui! Je n'entends plus que ça!

La valeur travail n'existe plus pour les extrêmes! Elle a bien baissé pour les modérés!

Et quand on a dit ça: que faire?

Certes, la crise a sans doute renforcé et cristallisé cette motivation de bien équilibrer vie professionnelle et vie privée, et de réaliser harmonieusement la richesse d'une existence.

Mais, dans ces conditions, du fait même de la relativisation de la valeur travail et de la recherche d'une réalisation complète de soi, le travail doit être encore plus stimulant et intéressant et contribuer ainsi aussi à l'équilibre de la personne.

Moi ce que j'entends c'est que nous voulons tous :

- mieux apprécier notre avenir

- être mieux intégrés dans une entreprise en connaissant sa politique générale

- être reconnu comme des personnes responsables pouvant finaliser notre travail

Alors s'agit il bien d'une exclusion de la valeur travail? Bien au contraire!

par christine genco publié dans : management
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Samedi 7 janvier 2006

J’ai été amenée cette semaine à rencontrer un dirigeant d’entreprise qui avait à  résoudre un conflit interpersonnel  entre deux membres de son comité de direction (situation pas facile il est vrai  !).

 Il avait une vraie décision à prendre : faire un choix entre plusieurs options risquées pour clarifier une situation à venir.

Sa position, sûrement mûrie,  fut devant moi rapide et claire : hors de l’organisation, du respect de ses règles, il n’y avait point de salut possible !

Donc celui des deux qui voulait faire bouger les règles ne pouvait avoir gain de cause !

Réfléchissant à  son attitude, je n’ai pu que m’interroger sur mes propres croyances organisationnelles :

 

1-Une organisation , même si elle est indispensable , n’a de vrai sens et d’efficacité que dans la manière dont elle est pilotée, c’est à dire dans la capacité de son dirigeant à l’adapter aux changements

2-Cette capacité du dirigeant est un vrai état d’esprit qui concilie deux aspirations parfois contraires : avoir un besoin impérieux de modifier, adapter, améliorer  rapidement l’existant face à un problème à résoudre et prendre le temps d’observer, de collecter des informations, d’écouter.

3- Concilier ses deux aspirations n’est pas  pour autant impossible : l’organisation et ses règles doivent juste être appliquées avec bon sens, souplesse c’est à dire en tenant compte des réalités, des possibilités et des avantages que l’on va en retirer

4-Pour un  dirigeant, cela veut dire : faire travailler en fonction d'objectifs économiques clairement définis, et non selon des visions basées sur des postulats organisationnels

5-Une organisation ne doit pas représenter une idéologie en tant que telle: elle doit être au service d’une ambition , celle qui consiste à donner envie à ses acteurs de participer à des réalisations, en stimulant la réussite de projets nouveaux et passionnants

6-Or aucun projet nouveau ne peut  se construire dans le cadre d’une organisation établie dont l’action sera freinée par des prises de décision basées sur des procédures et des traditions

 

Si vous étiez l’un des deux membres du comité de direction qui se voit contraint de respecter les règles d’une organisation coûte que coûte, et sachant qu’elles ne s’adaptent plus aux exigences de ses clients, que feriez vous ?



par Genco publié dans : management
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Mercredi 4 janvier 2006

Il est toujours difficile de dégager certaines tendances des entreprises que j'accompagne en tant que consultante en management des ressources humaines.

Mais il en est une qui m'interroge particulièrement aujourd'hui: l'encadrement aurait il tendance à perdre son  autorité sur son environnement relationnel par manque de compétences à mettre en oeuvre des principes de base?.

Certes, l'autorité fonctionnelle qui trouve sa source dans le statut exerce encore une certaine protection de l'encadrement : nos collaborateurs ne sont pas suicidaires et savent qui est " le boss"!

Mais ce pouvoir semble fragile voire temporaire et le manager doit veiller à ne pas renforcer la passivité: il a besoin de collaborateurs qui soient mobilisés, associés, acteurs.

Alors, est ce vraiment plus difficile de jouer d'autres cartes: celle du savoir et de l'autorité de compétence,  celle  de l'exemplarité, ou celle qui consiste à guider nos collaborateurs en partageant avec eux une vision claire de ce que nous voulons.

Nous compliquons bien souvent les pistes d'action  qui pourraient  favoriser notre positionnement et c'est peut être aussi pour cela que nous ne parvenons pas à les mettre en oeuvre;

Pour ma part, et par conviction, je  défendrai au moins 4 principes fondamentaux:

-En tant que manager, nous avons plus de pouvoir de savoir que nous ne l'imaginons spontanéement, ne limitons donc pas son usage!

-Pas besoin forcément de grands moyens pour faire évoluer les comportements de nos collaborateurs face à nos choix : nos propres comportements doivent avant tout être simplement cohérents avec ceux que nous demandons à notre environnement!

-Lorsque nous respectons les gens avec lesquels nous travaillons, ils sont plus enclins à nous respecter eux mêmes en tant que personne et donc plus susceptibles de respecter les rôles que nous devons exercer

-Enfin, n'hésitons plus à être honnête avec nous et avec eux: si je sais ce que je veux autant que cela passe par le dire (information, explication, écoute, échanges), cela évitera bien souvent le sentiment de manipulation ou le vrai passage en force!

Certes tout n'est pas dit, mais tout commence peut être par là...qu'en pensez vous?

 

 

par christine Genco publié dans : management
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