Dimanche 24 septembre 2006

Il y a des réactions professionnelles exprimées sur les lieux de travail que l'on a des difficultés parfois à comprendre du style: "vous voyez des difficultés partout", " tout le monde connait ce problème et personne n'a jamais rien pu y faire, alors moi vous savez...", " j'ai pensé à faire cela mais je ne sais pas vraiment si c'est la bonne solution", " comment pourrais je m'y prendre?", " cette situation est complètement inextricable, on a trop longtemps laissé aller, alors....".

Ces quelques exemples offrent un certain nombre de similitudes extérieures:

- Les gens qui les énoncent ne se positionnent plus comme acteurs, ils ont tendance à substituer le "on" au "je".

- ils ne sont plus propriétaires de leurs difficultés et rejettent sur les autres ce qu'ils n'arrivent pas à faire par eux mêmes;

- ils s'efforcent d'échapper aux réalités présentes en arguant de différents alibis (valorisation des difficultés, manque de moyens...

- ils refusent la confontation avec d'autres personnes ou s'ils en acceptent le principe, ils se dérobent grâce à des réponses du type "oui, mais..."

- ils ont recours à un vocabulaire déclaratif et circonspect : "il faudrait... je vais essayer..."

Et là différents degrés de passivité peuvent s'enchaîner très vite:

- 1/ Ne rien faire et remettre à plus tard

-2/ Agir uniquement en fonction des autres

-3/ S'agiter et se surmener

-4/ s'enfermer dans le cycle de la violence ou du blocage

Pour minimiser ses risques personnels à tomber dans ses caricatures, des options efficaces existent, ne les niez pas:

- d'abord tenir compte de ses intérêts propres

- se fixer des objectifs réalistes certes mais aussi attractifs pour soi

 -tenir compte de ses possibilités personnelles et/ou matérielles

-éclaircir la demande des autres

-se centrer sur les faits

- chercher à se forger un avis personnel

- se doter de méthodes de travail

- procéder par étapes

- surveiller la gestion de son temps

- exprimer ses sentiments dans ses contacts

- agir en prenant soin de soi

 

 

 

 

Par christine genco - Publié dans : efficacité personnelle
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Mercredi 6 septembre 2006

Ce soir, en consultant mon agenda, je constate qu'après demain je me suis inscrite à un atelier de réflexion qui sera un débat autour d'une question : pourquoi l'entreprise ne fait elle plus rêver? (atelier 6 du forum des entrepreneurs à Marseille en date du 8/09/06)

Vaste mais beau programme!

Bien sûr, certains auront vite fait de faire des raccourcis et de nous montrer comment les  rêves individuels peuvent être brisés sous le poids de la performance économique, productivité diraient ils! et peut être même que sur la base de cette analyse, ils proposeront des solutions pour redonner confiance en l'entreprise!

Et là, soyons sérieux je ne suis d'accord! Est ce le souci de performance économique qu'il faut remettre en cause ? Bien sûr que non!

Pour ma part, je suis intimement convaincue  que c'est le lien entre pressions vécues par un salarié et rétributions perçues qui est à analyser!

Mais de suite le sujet est encore plus vaste et complexe! car pas de pression du tout pour atteindre un rêve entrainera un rêve qui se brisera! Trop d'exigences contraignantes sans retour sur investissement entraînera un rêve qui ne se développera pas!

Mais bien évidemment ces notions de pression et de rêve sont relatives pour chacun d'entre nous, chacun ayant un seuil de tolérance et des motivations qui lui sont propres.

Bien sûr je serai attentive au débat et ne manquerais pas de vous en faire un retour!

Par christine genco - Publié dans : changements et evolutions
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Mercredi 26 juillet 2006

Depuis un certain temps (disons une quinzaine de jours), je constate autour de moi que les gens ont de drôle d'idées au sujet du changement.

Pour eux, changement et souffrance sont intimement liés : comment vas tu christine?, comment te sens tu? ah bon tu prends du temps, ca ne te ressemble pas?  Mais il s'est forcément passé quelque chose! t'as eu un choc affectif ? un deuil? une maladie ? des frustrations graves? Mais qu'est ce que tu caches?

Quelles réflexions bizarres!

Et ces rapprochements ne tiennent pas debout! il n'y a aucun lien intrinsèque entre changer et souffrir! Au travers de mes expériences si j'y regarde de plus près, le changement est la seule constante que je puisse identifier même si en surface les autres peuvent lire dans ma vie d'autres ancrages.

 

Par christine genco - Publié dans : management
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Samedi 17 juin 2006

Je sais que beaucoup de mes lecteurs et abonné(e)s à ma newsletter se sont posés au cours de leur parcours professionnel ou privé des questions importantes soulevées par des envies de faire bouger ou évoluer leur vie!

A titre de confidence, il en a été de même pour moi ces six derniers mois et comme certains d'entre vous, j'ai envisagé de courir un risque: celui de quitter l'entreprise dans laquelle je travaille depuis près de 20 ans!

Pourquoi me direz vous? La réponse est simple : la croissance personnelle, le développement exigent de prendre des risques. Maintenir la sécurité, en s'accrochant au statu quo, à des acquis finit par devenir une prison. J'ai besoin de lâcher ce que je pense dominer jusqu'à présent (peut être à tort) et aller vers un inconnu à reconstruire.

Bien sûr, ce projet à risque peut entraîner des pertes: des relations d'équipe bien établies et que je laisse à regret, des pertes financières, ...mais ces pertes ne seront pas catastrophiques! sur le plan émotionnel pas question de couper les ponts! sur le plan financier, on réduira à court terme le superflu....j'aurai d'autres luxes et moins cher. Mettre mon emploi en jeu aujourd'hui est moins stressant qu'il ne l'était y'a encore 5 ans!

Et puis, je peux encore demain modifier des risques qui étaient peut être trop risqués en acceptant que le prix du risque soit de repartir vers une autre réussite.

Mais envisager un risque ne saurait se faire sans prise de décision effective: la mienne est bien réelle depuis vendredi, moment où l'annonce officielle a été faite.

 

Par christine genco - Publié dans : changements et evolutions
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Mercredi 14 juin 2006

Avez vous remarqué combien la fidélité des salariés est une idée en perte de vitesse? Combien avec le temps, il existe un risque de détachement du salarié qui actuellement ne se sent plus lié ?

Oui, l'entreprise a plus en plus de mal à répondre aux aspirations de ses collaborateurs ! Notre vieux mais bon indicateur de turn over est suivi mais n'a plus de sens que pour l'auditeur qualité! Les climats de travail sont tendus, rempli de rumeurs mais on colmate, on nie! lL'avenir immédiat n'est pas visible mais on passe toute une journée en réunion à commenter les résultats de l'année terminée il y a 6 mois!

Avez vous une idée de ce que risque d'être votre taux de turn over dans les prochains mois? Le coût de cette rotation de personnel élevé qui comprend le recrutement, la formation, le travail en double, le tutorat, la baisse provisoire de productivité, le temps de vos managers, de vos équipiers?

Tout cela vaut bien de maintenir l'attention sur la durée à au moins 4 facteurs clés:

- la rémunération offerte à vos collaborateurs qui reste un facteur déterminant  et qui se doit d'être juste en fonction de sa performance sans qu'il n'ait besoin de vous rappeler qu'il la mérite

- comprendre pour chaque collaborateur ses motivations, les leviers de son implication, son éthique et oser échanger avec lui sur le sujet sans penser être sûr de les avoir décoder

-s'intéresser à lui, apprendre à le connaître et à le redécouvrir : il vieillit comme vous et comme vous il change, il apprend de son expérience, se réajuste! vous n'êtes plus à 45 ans ce que vous étiez à 30 ans, lui non plus! il est peut être temps d'actualiser votre vision!

-lui parler de son avenir, envisager des formations, des ouvertures possibles, partager avec lui des projets et tout cela en étant lucide et non aveugle. Par les temps qui courent, il a peut être compris que le principal acteur de son devenir professionnel surtout externe, c'est lui!

Gageons qu'après ces quelques mots, un silence lourd ne tiendra pas lieu d'ambiance!

 

 

Par christine genco - Publié dans : management
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Mercredi 7 juin 2006

Quel coup de vieux j'ai pris cette semaine! A 43 ans je me croyais encore jeune et voilà que j'ai été confrontée, pas dans les livres, mais face à mon fils de 18 ans à une réalité de plein fouet : SES piliers de la sagesse;

Ils sont simples et se résume en 5 axes clés:

Sa relation au temps: vive l'instantané, l'immédiat, l'éphèmère

Sa philosophie de vie: vivre intensément une suite d'instants aléatoires

Sa relation aux autres, au monde : le feeling

Son exigence: la liberté

Son intérêt: découvrir, consommer, passer du nouveau au nouveau

Alors d'après vous que peux t il penser quand je lui parle de projets dans une continuité planifiée? que peux t il penser quand je lui parle du raisonnable ? Que peux t il penser quand je lui parle contraintes ?

Il pense tout simplement "zapping"

Par christine genco - Publié dans : management
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Jeudi 11 mai 2006

A l'heure où l'on parle de plus en plus de coopération nécessaire au sein de nos organisations, de travail d'équipe, nécessité existe de clarifier quelques notions!

On appelle équipe deux personnes au moins qui ont un objectif commun et doivent travailler ensemble de manière dépendante pour les atteindre et, ... pour mener efficacement une équipe, un manager doit développer sa capacité à observer et influencer les process.

En effet, l'un des rôles clé du manager est de faire progresser l'équipe d'une étape à l'autre du process de développement d'équipe. Mais encore faut il  connaître ce process, le reperer dans le réel et ensuite quand les besoins de l'équipe changent, s'y adapter pour maintenir le niveau de performance.

Alors, quels sont les indicateurs de développement d'une équipe ?

On les identifie autour de 4 étapes clés:

- dans l'étape 1 celle de la constitution: individualisme, prudence, communication sous contrôle, dépendance, recherche de limites..

-dans l'étape 2 celle du rodage: questionnement, exploration, organisation, conflits, luttes de pouvoir, test des limites

-dans l'étape 3, celle de la performance: productivité, responsabilté partagée, détermination, communication ouverte, inter dépendance, soutien mutuel, dépassement des limites

-dans l'étape 4, celle de la stabilisation : satisfaction, détente, épuisement ou léthargie, protection, attitude défensive, maintien d'un statu quo, frustration ou colère, ignorance des limites

Dans ce scénario, c'est donc bien à l'issue de cette phase 3  que les choses sont encore les plus dures car il n'existe plus alors pour le manager que l'objectif de la performance accrue par recentrage, nouveaux objectifs, nouvelles procédures, nouvelles normes, reconstitution, nouvelles personnes, nouvelles structures. Et tout peut s'appeller réorganisation!

Par christine genco - Publié dans : management
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Jeudi 20 avril 2006

Nous serons sûrement tous d'accord pour affirmer que la confiance est une condition préalable à un ordre social stable et détermine en partie la qualité de nos relations interpersonnelles avec notre environnement .Pourtant de nombreux observateurs de notre société contemporaine affirment que nous sommes au coeur d'une crise de confiance tout azimut.

En ce qui vous concerne où en êtes vous donc de votre capital confiance?, Savez vous l'entretenir avec votre environnement ?

Pour ne pas le gaspiller sans raison, voici quelques principes simples qui peuvent se résumer en 5 mots clés:

Crédibilité: je suis fidèle à moi même; je ne fais pas preuve de suspicion excessive; ce que je dis que je vais faire est crédible

Congruence: mes actes et intentions sont consistants; je reste le même quoi qu'il arrive; je ne me contredis pas dans mes paroles et mes actes

Compétence : je sais agir dans le cadre de mes pouvoirs et rôles; je sais ce que j'ai besoin d'apprendre; si nécessaire, je sais demander de l'aide

Intérêt : je considère les sentiments des autres dans ma décision, je sais me mettre à la place des autres quand il faut; je suis juste lorsque je dois prendre des décisions humaines difficiles

Engagement: je peux me donner du mal pour aider mon environnement à réussir; je fais ce que je me suis engagé à faire

Peut être certains d'entre vous seraient tenter de souligner que j'ai oublié le mot transparence! Eh bien pas du tout! Peut être devrions nous moins nous soucier de la transparence et plus nous recentrer sur l'élimination de la tromperie!

Par christine genco - Publié dans : management
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Jeudi 13 avril 2006

Ai je fait un rêve pénible ou suis je dans la réalité? Je ne sais plus tellement la situation me semble grottesque! Mais trêve de réflexion je vous livre mon cauchemar!

En deux temps, trois mouvements je me suis retrouvée projetée dans une entreprise, qui de lieu d'accueil était devenue lieu de passage et recrutait des mercenaires. Mais la direction voulait toujours, par un management "dit" participatif, intégrer les salariés dans son "projet", les motiver à la réalisation de ses "propres" objectifs sans prendre en compte les nouvelles contraintes de l'environnement.

Les décisions stratégiques étaient prises dans un lieu de plus en plus éloigné des lieux de production par une hiérarchie financière tandis qu'était laissé à la direction des ressources humaines le soin de gérer le "zapping managérial": zapping virevoltant de "l'Excellence" aux "groupes de réflexions" qui précédaient "les groupes de progrès transversaux", chassés par le "nouveau projet d'entreprise", vite suivi du développement indispensable d'une "culture d'entreprise", relayée par un code "éthique" inspirant les décisions avant que le "benchmarking" ne chasse "le reingineering", juste pour précéder l'"architecture de la formation" et le "management en réseau"...

Mais la volonté de vacciner à l'adaptabilité ne concourait qu'à renforcer l'immobilisme. D'excellents outils de management ne devenaient que des gadgets passagers. Et le bon sens commandait alors d'attendre le prochain changement avant de finir de mettre en place celui qui était en cours.... et le niveau de confiance dans la direction diminuait, diminuait...

Face aux changements de structures, les salariés s'étaient pourtant habitués  à l'aller retour entre la hiérarchie pyramidale trop éloignée des problèmes du terrain pour prendre une décision pertinente, trop lente pour communiquer, et la structure en râteau, origine d'une communication directe et rapide mais paralysant le responsable, incapable de traîner un râteau aux dents si multiples.

Les salariés, qui croyaient encore être dirigés, étaient désarconnés par le double langage de la direction. Ils écoutaient le message optimiste de leur directeur aux actionnaires en contradiction avec celui tenu au moment des négociations de salaire. Ce dernier affirmait la nécessité de réduire les coûts pour lutter contre la concurrence sauvage et faire face à la guerre économique. Il imposait la dictature du budget et la gestion des effectifs dans l'immédiat au détriment d'une réelle gestion des ressources humaines qui ne tarda pas assez vite à faire défaut.

Les salariés étaient même étonnés de la volonté de transparence affichée par la direction générale depuis que les résultats flirtaient avec le déficit. ils étaient surpris de l'investissement formation réalisé pour leur apprendre l'essentiel de la gestion d'une entreprise afin qu'ils puissent comprendre les difficultés réelles de celle ci ou que les bons résultats étaient dus aux filiales étrangères. ils regrettaient que cette formation n'ait pas débuté au temps des années glorieuses quand la société en expansion faisait des bénéfices.

Bref! Démotivés mais prudents, mécontents mais silencieux, ambitieux même à 40/45 ans en moyenne, ils savaient que leur carrière devaient privilégier le résultat immédiat au détriment du moyen terme qu'ils ne connaitraient jamais, ayant déserté l'entreprise pour une autre leur offrant un meilleur tremplin , une escarcelle mieux garnie ou tout simplement une écologie au travail.

Alors dites moi? Cauchemar ou réalité??

Par christine genco - Publié dans : changements et evolutions
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Dimanche 9 avril 2006

J’ai longtemps retardé sur ce blog le moment d’aborder la structuration de l’entreprise quand on est chef d’entreprise ou chef d’établissement.

Mais pour moi ,ça y est le moment est arrivé, et ce n’est pas l’effet du hasard !

Je pense en fait, que ce problème est généralement abordé trop tôt ou trop vite par les responsables, beaucoup pensant qu’en formalisant très tôt par une organisation les frontières des unités et des liens qui les unissent, en délimitant les zones de pouvoirs sur le papier, ils vont mieux contrôler le fonctionnement de l’entreprise, éviter les dérapages et favoriser l’efficacité. Chose curieuse, c’est souvent l’inverse qui se produit. 

A t on pris assez en compte le facteur taille de sa structure, le facteur environnement, le facteur culture de ses acteurs et enfin le facteur stratégie de l’entreprise. A t on suffisamment communiqué au préalable sur ses facteurs ? Car si la formation de l’organisation précède la communication entre les hommes concernés, le risque est grand que chacun interprète à sa manière l’organisation, hiérarchise à sa manière les facteurs à prendre à compte, marque son territoire par rapport à celui de ses pairs et, pour cela, concentre au maximum les pouvoirs sur lui même pour se sentir armé. !

Oui, je suis intimement convaincue que les changements de structure sont l’aboutissement d’une démarche de pilotage de projet de changement et pas leur point de départ ! les structures ne peuvent être mises en place avant que les hommes n’y soient prêts !

Si je reviendrai bien évidemment sur le sujet, si ce thème vous intéresse, je voudrai juste rajouter comme un préambule à d’autres articles que ce n’est pas tant la nouvelle organisation et sa structuration qui comptent que la façon dont elle est d’abord managée ! Curieuse de vous lire, si vous avez des expériences en la matière, n'hésitez pas à me faire part de vos réactions ou expériences!

Par christine genco - Publié dans : changements et evolutions
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